CLOSE-COMBAT

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Définition du Close-Combat

Le close-combat est un vocable anglo-saxon, directement hérité de la Seconde guerre mondiale. Littéralement, on le traduit par « combat rapproché ». C’est en tout cas cette traduction que l’Armée française retint après guerre dans son premier TTA 405 daté de 1947.

Jusqu’à la création de la Fédération Nationale de Close-Combat, le mot « close-combat » n’était guère en usage parmi les populations civiles; et encore moins au sein des pratiquants d’arts martiaux ou de sports de combat. D’ailleurs, Monsieur (ou Madame) Tout-le-monde ne souhaitait pas non plus en entendre parler : évoquer le close-combat, c’était alors convoquer les souvenirs douloureux de l’Occupation et des affrontements sanglants qui eurent lieu pendant la Seconde guerre mondiale, sur le territoire national.

Rappelons en effet que – d’après ce que l’on sait aujourd’hui sur son apparition (c’est-à-dire pas grand chose) – le mot « close-combat » aurait d’abord été une appellation générique employée par les soldats américains chargés d’instruire les forces armées pendant la dernière guerre, eux-mêmes initiés par des soldats britanniques. C’est à cette occasion par exemple que le Chef de bataillon Raymond Muelle (futur fondateur de la Fédération nationale de close-combat) fut formé dès 1943, avant de participer à la Libération, aux techniques élémentaires de neutralisation à main nue.

Mais la France du XXIème siècle n’est plus dans de si mauvaises dispositions à l’endroit du close-combat. Bien sûr, les attentats du 11 septembre 2001 à New-York, puis du 11 mars 2004 à Madrid avaient inauguré un siècle sous le signe de l’acte de guerre dans dans un pays en paix. Mais l’année 2015 aurait définitivement consacré une nouvelle ère, celle où le citoyen devient à nouveau responsable de sa propre sûreté, comme pendant les années noires de la Seconde guerre mondiale.

Créée en 2005 à l’initative de deux vétérans de la guerre d’Indochine, le Colonel Guy Miletto et le Chef de Bataillon Raymond Muelle, et d’un jeune polytechnicien qui a servi chez les Commandos Marine, M. Nicolas Descoqs, la Fédération nationale de close-combat dispose aujourd’hui d’un Centre d’entraînement, unique en son genre en France: dans les locaux historiques de l’Union des Sociétés d’Education Physique et de Préparation Militaire (USEPPM) dans le 1er arrondissement de Paris, des élèves de tous les horizons viennent trois fois par semaine pour un entraînement collectif au combat corps à corps militaire.

Présidée depuis bientôt un an par M. Frédéric TOUZANI, la Fédération a un discours sans équiovoque: la priorité est donnée à « l’action intelligente ». Car contrairement à ce que pourrait laisser croire l’Etat d’urgence, nous vivons dans un pays en paix où le citoyen agressé devra répondre de ses actes devant un magistrat si sa réaction à l’attaque qu’il a subie est disproportionnée ou trop éloignée dans le temps. On est loin du leitmotiv d’après guerre « killed or get killed »: tuez ou vous êtes mort! Et c’est la raison pour laquelle on ne peut que se féliciter de cette mise à jour subtile du close-combat qui permet à tout un chacun de se doter de ces techniques redoutables en cas de force majeur comme la rencontre inopinée avec un kamikaze: rappelons nous que les passagers du Thalys Amesterdam-Paris attaqué le 21 août 2015 par un kamikaze doivent la vie à un professeur d’anglais: c’est Mark Moogalian, professeur d’anglais, qui a désarmé l’assassin dans un mouvement d’héroïsme peu commun! Mais n’ayant jamais été initié au choc corps à corps, il failli perdre lui-même la vie en tournant le dos au terroriste pour prendre la fuite.

Ce que n’est pas le Close-Combat

D’un point de vue strictement technique, le close-combat est facile à définir. Mais pour établir une définition claire et sans équivoque, il convient d’abord éliminer le contre sens généralement répandu concernant l’objet du close-combat.

Ce contre sens s’est diffusé de manière insidieuse à la fin des années 1980, avec l’émergence des self-défenses en milieu civil. A cette époque, le monde occidental n’a pas connu de conflits militaires généralisés de longue date et les opérations menées alors par les armées sont ponctuelles et déléguées aux régiments parachutistes spécialisés. C’est l’époque où l’on entend dire en milieu militaire que le Président de la République lui-même, François MITTERRAND, a fait interdire l’apprentissage et la pratique du close-combat. La nature a horreur du vide. Et c’est le monde civil qui s’empare alors – dans une logique capitaliste – de la notion de close-combat: on invente alors de nouvelles formes de combat rapproché, on leur donne une origine militaire (souvent étrangère), et on vend ce produit en milieu civil en assurant que ce sont des « recettes pour tuer ou éviter d’être tué ».

Or, le close-combat n’est pas un catalogue de techniques pour tuer ou éviter d’être tuer. Les techniques du close-combat ne sont pas des recettes. L’objet du close-combat n’est pas de donner la mort à l’ennemi ou de l’handicaper définitivement. Mais le but du close-combat est de survivre. Survivre à un affrontement où l’on est souvent diminué (inférieur numériquement, techniquement, physiquement) face à un adversaire dont l’intention est de vous diminuer encore plus.